Historique de la race du cheval de Prjevalski
Le 07 décembre 2004
Source : equestre.ma
Aussi connu sous les noms de cheval sauvage d’Asie, cheval sauvage mongol, Tarpan mongol ou encore Takis, le cheval de prjevalski (Equus caballus prejwalski Poliakov) est la dernière espèce de chevaux a être restée sauvage. Toutes les autres sont domestiquées ou descendent des chevaux qui ont été domestiqués. Jusqu’au milieu des années 90, le Prjevalski n’existait plus à l’état sauvage, exterminé par des chasseurs.
On croyait à l’origine que le cheval de Prjevalski fut découvert par un explorateur russe, le colonel Prjevalski qui lui aurait donné son nom en 1881. Plus récemment, une information de la fondation du cheval de Prjevaski indique qu’il fut découvert par deux européens bien plutôt. Un docteur écossais envoyé à l’embrassade de Chine par Peter LeGrand écrivit ces expériences dans Journey from St. Petersburg to Pekin, 1719-1723 et y inclut des précisions sur le cheval sauvage asiatique. Même avant, Hans Schiltberger, un noble de Bavière, fut prisonnier par les Turques qui l’échangèrent à un prince mongol appelé Egedi comme moyen de troque. Schiltberger passa plusieurs années dans les montagnes Tien Shan. Il écrivit ses observations sur les chevaux sauvages dans son mémoire Journey into heathen parts. Le manuscrit jamais publié fut écrit en 1427 et est stocké à la Munich Stadtbibliotek (bibliothèque municipale).
Le cheval sauvage de Mongolie est le descendant et la réplique du "cheval des steppes ", un des trois ancêtre préhistoriques (avec le " cheval des forêts " et le " cheval des plateaux " ou " Tarpan ") dont descendent selon la légende tous les chevaux.
Autrefois, le Prjevalski parcourait librement la plus grande partie de L’Asie centrale mais aussi l’Europe occidentale. Les peintures rupestres de Lascaux, en France, et de d’Altamira, en Espagne, en témoignent. Le cheval a peu changer depuis l’âge de pierre : son environnement hostile et son animosité vis-à-vis des intrus l’ont protégé des croisements avec d’autres races.
Il a été chassé presque jusqu’à extinction; il resterait quelques spécimens à l’état sauvage mais le dernier aurait été vu en 1966. Il vit disséminé dans 120 zoos ou enclos privés sur les quatre continents. Il se reproduit bien en captivité et on en dénombre plus de mille dans le monde.
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